Je me renseigne, puis je lâche
Vidéos, blogs, comptes Insta, je regarde beaucoup avant de partir. Mais je garde toujours des trous dans le programme. Les meilleures journées sont celles que personne n'avait prévues, y compris moi.
Je m'appelle Hédi, Lyonnais d'adresse. Une habitude prise tôt, et qui ne s'est jamais vraiment calmée.
Base : Lyon, France
Terrain de jeu : là où l'info manque
Langues : français, anglais, un peu d'espagnol et d'arabe
Les voyages, ça a toujours fait partie du décor : les vacances en famille, les colos, puis les colos où j'étais l'animateur, celui qui gère vingt-cinq personnes, l'itinéraire, les imprévus et la météo qui tourne. D'abord en Europe, puis sur des longs courriers, en Thaïlande, au Laos, aux États-Unis, au Québec, en Grèce. J'avais déjà le métier sans savoir que c'en était un.
Mais le vrai déclic, c'est un stage de plusieurs mois à Hangzhou, en 2018. Mon premier vrai départ seul, à l'autre bout du monde. C'était pendant la Coupe du monde, l'auberge était pleine de gens venus de partout, et j'ai passé des soirées à écouter des gens raconter leur pays.
C'est là que j'ai compris un truc simple et énorme à la fois : ma façon de voir le monde n'est qu'une façon de voir le monde parmi d'autres. Il n'y a pas de regard universel, juste le mien, situé quelque part en Europe. Depuis, je pars pour vérifier ça à chaque fois.
L'eau ça sèche, les souvenirs ça reste.
Je le sors à chaque fois qu'il pleut, et il pleut souvent. C'est ma façon de me rappeler qu'un voyage trempé reste un voyage, que la météo pourrie ne vole rien à personne, et qu'on rentre toujours avec quelque chose.
Pas des cases cochées. Une moto qui tient debout par miracle, un lever de soleil qu'on a failli rater, une route de campagne sans personne dessus.



Vidéos, blogs, comptes Insta, je regarde beaucoup avant de partir. Mais je garde toujours des trous dans le programme. Les meilleures journées sont celles que personne n'avait prévues, y compris moi.
Le patron de l'auberge, le type au bord de la route, les voyageurs croisés la veille. C'est là que je récupère la moitié de ce que je raconte ensuite ici, et c'est ce qu'aucun site ne peut vous donner d'avance.
Ce que je cherche, c'est le meilleur rapport qualité-prix : de petites structures, bien tenues, souvent tenues par des locaux. Ce que j'évite : les gros complexes tout compris où on pourrait être n'importe où sur la planète.
Tunisie
Nord Vietnam
Pologne
ChongqingÀ chaque fois que je préparais un voyage, je tombais sur la même chose : des pages d'agences, des top 10 recopiés, des textes lisses qui ne disent rien. Ce que je voulais, c'était quelqu'un qui raconte concrètement comment il a fait. Combien ça a coûté, à quelle heure il s'est levé, ce qu'il a ressenti sur le moment, et surtout ce qu'il ne referait pas.
Je choisis surtout des destinations où j'ai moi-même galéré à trouver du vécu en français, où j'ai dû tout reconstituer sur place, seul ou avec les infos glanées auprès des locaux et des autres voyageurs. Autant que ce travail serve à quelqu'un d'autre la prochaine fois.
Je ne prétends pas être objectif. Je raconte mes voyages, mes choix, mes erreurs. Vous ferez le tri, et c'est très bien comme ça.
Il y a des pays que j'ai déjà dans les jambes et qui attendent d'être écrits, et d'autres où je n'ai pas encore mis les pieds. Le Brésil arrivera : c'est mon plus beau voyage à ce jour.
Le journal se remplit petit à petit. Et si vous avez une question précise sur une destination que j'ai faite, écrivez-moi, je réponds toujours.
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